Archives par mot-clé : homepage

Pitchs internationaux

Jeudi 23 Janvier, 9h30-13h – Les Journées Professionnelles

Ce matin, quinze projets sélectionnés ont été présentés lors de la session de pitchs internationaux durant les journées professionnelles.

Animée par Gitte Hansen (FIRST HAND FILMS) et Margje De Koning (MOVIES THAT MATTER), la session de pitchs internationaux du FIPADOC réunissait 5 projets français et 10 internationaux, dont 3 projets suédois dans le cadre du Focus 2020. Dans une ambiance plutôt décontractée, chaque producteur se prête à l’exercice exigeant de présenter un projet de film en sept minutes, devant un public composé de chargés de programmes, de diffuseurs et de distributeurs. A l’issue de cette séance, des sessions de rencontres permettront aux professionnels d’échanger autour des projets.

Continuer la lecture de Pitchs internationaux

Vie et destin du livre noir : Une autre histoire de la seconde guerre mondiale

C’est l’histoire d’un livre maudit, de son destin et de celui de ses auteurs. Des mois de recherche, des milliers de corps exhumés et autant de témoignages d’atrocités commises par les nazis dans les territoires occupés d’URSS. Autant de preuves qu’il fallait réunir pour faire condamner les criminels de guerre. Tel était l’objectif du Livre noir dont la rédaction fut confiée à un groupe d’auteurs mené par Ilya Ehrenbourg, écrivain, journaliste et reporter de guerre et Vassili Grossman, ingénieur chimiste qui deviendra à son tour reporter de guerre puis écrivain.

Continuer la lecture de Vie et destin du livre noir : Une autre histoire de la seconde guerre mondiale

Les documentaires animés, tendance moderne et convaincante

Les plus curieux ont pu trouver, en parcourant les films sélectionnés au FIPADOC cette année, quelques documentaires en partie ou totalement animés. Ces films, à la croisée des genres, ouvrent des possibilités inédites en termes de narration, de construction du récit ou de procédés de réalisation. Ils sont pourtant difficiles à financer, et peinent parfois à trouver leur public ; ceci explique notamment pourquoi ils s’avèrent être rares, mais précieux.

Continuer la lecture de Les documentaires animés, tendance moderne et convaincante

Conférence « Le regard des femmes dans le documentaire »

Jeudi 23 janvier 2020 après-midi au Port des Pêcheurs a eu lieu une conférence autour du regard des femmes dans le documentaire. Cette conférence a été pensée par la délégation suédoise à l’honneur cette année pour cette deuxième édition du FIPADOC. Klara Grunning du Swedish Film Institute présidait la conférence accompagnée de la réalisatrice Lina Mannheimer, de la présidente de la SCAM Laetitia Moreau et de la productrice suédoise Stina Gardell.

Continuer la lecture de Conférence « Le regard des femmes dans le documentaire »

1973, une ambassade face à la tourmente

Le 11 Septembre 1973, Salvator Allende meurt dans son palais présidentiel de la Moneda à Santiago. Le général Pinochet prend autoritairement le pouvoir et incarcère les opposants jusque dans les stades qui deviennent de véritables camps de torture à ciel ouvert. Dès les jours suivants, des réfugiés affluent à l’ambassade française, espérant y bénéficier d’une protection politique. Face au manque de réactivité du Ministère des Affaires étrangères, les diplomates prennent l’initiative de leur ouvrir la porte, tandis que Pierre de Menthon, l’ambassadeur français de l’époque,  en accueille également dans sa demeure. Ces engagements permettront de sauver plus de six cents militants recherchés par la nouvelle junte militaire.

Continuer la lecture de 1973, une ambassade face à la tourmente

La cravate

La cravate – Etienne Chaillou & Mathias Théry

La cravate est un documentaire co-réalisé par Etienne Chaillou et Mathias Théry, précédemment auteurs et réalisateurs de La sociologue et l’ourson. Le duo se retrouve dans ce nouveau film autour de la question de l’engagement politique à l’extrême droite d’un jeune homme nommé Bastien Régnier. La politique du parti de Marine Le Pen n’est cependant pas le coeur du film, on se concentre davantage sur les ambitions et la passion d’un jeune qui veut se créer une place dans un milieu puissant. On est alors plongé dans une fable sur l’utilisation de cette jeunesse pleine d’énergie par le parti politique. 

Continuer la lecture de La cravate

Le Grand Plan Documentaire du SPI – SUNNY SIDE OF THE DOC 2019

Le troisième jour de la 30èmeédition du Sunny Side of the Doc s’est ouvert avec la conférence de presse du Syndicats des Producteurs Indépendants, présentée par son président Emmanuel Priou (Bonne Pioche), la déléguée audiovisuel Emmanuelle Mauger, et les membres du bureau audiovisuel : Valérie Montmartin (Little Big Story), Olivier De Bannes (O2B Films), Cyrille Perez (13 Productions) et Caroline Roussel (Arturo Mio).

Cette conférence a débuté avec une lettre d’amour qu’Emmanuel Priou a adressé au documentaire français. Il l’avait annoncé tout de suite : la réunion de cette année serait placée sous le signe de l’appréciation, de l’enthousiasme et de l’optimisme. Il a ainsi décrit le documentaire comment étant par excellence un genre d’intérêt public. Le documentaire, en ayant un impact sur les spectateurs, les pousse à réfléchir et à agir en conséquence. Le spectateur passif qui reçoit le contenu est devenu spectateur actif qui s’informe pour déterminer ses actions : « homo cathodicus est devenu homo cathodicus politicus ». En effet, les documentaires ont dans l’ensemble pris un virage ces dernières années : plutôt que de seulement constater, ils offrent des solutions d’action concrète. Par ailleurs, les réseaux sociaux permettent d’échanger, débattre, mettre en place des actions collectives, et voir les résultats de ces actions.

La présentation a continué en présentant les raisons qu’ont les producteurs de documentaire de se réjouir. On note ainsi une importante progression des documentaires dans les grilles des diffuseurs ces 15 dernières années. Le documentaire n’est plus programmé en dernière partie de soirée, mais se fraye progressivement une place en prime time. 2150 heures de documentaires ont ainsi été diffusées en 2017. Cela s’explique notamment par les bons résultats de la diffusion : chez France 2, on note un rajeunissement de l’audience d’environ 9 ans durant la diffusion de documentaires. Les notes Qualimat suivent également : les documentaires obtiennent en moyenne la note de 8 sur 10.

Une courte vidéo de DataGueule a ensuite été diffusée, rappelant l’évolution des enjeux et combats autour de la notion d’exception culturelle française, ainsi que les dernières avancées dans les négociations avec Netflix, Amazon Prime, Disney Fox, et Apple. Si l’obligation de 30% d’œuvres européennes présentes sur le catalogue européen de ces plateformes est acquise, leur redevance de 15% de leur chiffre d’affaire est encore en cours de négociation.

Le SPI a ensuite rappelé que 30% des sociétés de production se situent en dehors de l’Île-de-France, et que l’Outre-Mer compte 106 sociétés de production et plus de 1000 techniciens, avec des entreprises encore toutes jeunes. 

Sur le plan international, le documentaire français est toujours reconnu, sélectionné et primé. 2017 a ainsi apporté le meilleur résultat d’exportation de documentaires en 10 ans, le troisième plus grand marché du documentaire étant les États-Unis. Après l’animation, le documentaire est le deuxième genre le plus exporté en Asie et en Océanie. Les ventes des droits monde des documentaires français ont progressé de 23% en 2017… grâce à Netflix.

On pense souvent qu’il existe trop de sociétés de production de documentaire, qu’elles sont trop petites et qu’elles se ressemblent toutes. Cela est bien évidemment faux, comme l’a affirmé le SPI. Le nombre des sociétés de production permet à chacune d’être unique dans sa ligne éditoriale et son regard, et favorise l’innovation et la solidarité grâce aux importants réseaux qui se construisent entre ces sociétés. Le SPI a donc réalisé une étude sur ces réseaux d’entraide entre producteurs de documentaires, dont les résultats seront publiés prochainement.

Le SPI a ensuite présenté les actions qu’il avait mené cette année. Un accord a ainsi été passé avec France Télévisions pour consolider le financement et la présence du documentaire sur les grilles des chaînes du groupe malgré la suppression de France Ô et de France 4. Il s’agit d’une enveloppe de 101 millions d’euros consacrée aux documentaires, donc 12,2 millions d’euros sont réservés pour les régions et l’Outre-Mer. L’avenir de l’enveloppe documentaire de 2,8 millions d’euros de France Ô est encore malgré tout incertain. 

Un autre accord doit quant à lui permettre une meilleure entente et compréhension avec les auteurs. Une charte qui sera signée avec l’ADDOC, la SCAM et la SRF posera ainsi les définitions précises d’un résumé, d’un traitement, d’un scénario, etc. La possibilité de la mise en place d’un salaire minimum pour les auteurs sera aussi discutée dans les prochains mois.

Enfin, le SPI a œuvré pour le maintien en l’état du régime assurance chômages des techniciens de l’audiovisuel, en dépit de la volonté du gouvernement d’effectuer une économie de 100 millions d’euros.

Tout n’est cependant pas rose pour le documentaire français, et le SPI a mis l’accent sur certains problèmes. Il a évoqué le manque d’accords de coproduction internationaux pour l’audiovisuel (un seul existe à ce jour : le mini-traité franco-canadien, récemment renouvelé). Il a également souligné l’absence d’aide au pitch de la part du CNC, ce qui permettrait d’aider les producteurs à pitcher leurs projets dans les marchés internationaux. Il n’existe pas non plus d’aide au pilote pour le documentaire. L’accès au soutien automatique devient de plus en plus difficile, le seuil ayant été relevé 2 fois en 5 ans. Le coefficient de génération du soutien maximal est moitié inférieur à celui de la fiction. Le système de bonification incite à ne recourir qu’à un seul réalisateur par œuvre. Et enfin, le seuil d’accès au crédit d’impôt est plus compliqué à atteindre que pour la fiction, et le plafond est plus bas.

Afin de proposer des solutions à ces problèmes, et de promouvoir encore plus le documentaire, le SPI a mis un place un Grand Plan Documentaire en 4 axes : le CNC, la loi audiovisuel, l’international, et la production impact.

L’axe du CNC demande de revenir sur le relèvement du seuil d’accès au soutien automatique, d’augmenter le budget du soutien sélectif aux documentaires, de permettre la prise en compte de co-réalisateurs dans les bonus de soutien, et de soutenir la série documentaire plébiscitée à l’international.

 L’axe sur la loi audiovisuelle espère mettre en place une plus grande présence du documentaire sur les plateformes, dans le respect des droits d’auteurs et des droits des producteurs ; mais aussi la mise en place d’une régulation équitable entre les diffuseurs. Le SPI veut garantir la présence de la création documentaire indépendante sur les plateformes et lutter contre le piratage. Il demande la modernisation de la contribution audiovisuelle publique, en la rendant proportionnelle au revenu fiscal de référence. Il souhaite aussi la révision des conditions d’accès au crédit d’impôt.

Pour l’axe international, le SPI demande le développement des mini-traités de coproduction. Certains sont déjà en négociation : avec le Brésil et l’Afrique du Sud. Il demande également une aide à la promotion du documentaire.

Enfin l’axe « production impact » vise à améliorer et étendre la stratégie d’impact. L’impact producing est le fait d’utiliser le documentaire comme un outil d’intérêt général, et d’en faire sa promotion au sein d’une campagne encourageant à l’action autour d’une problématique sociétale, environnementale ou politique. Alors que de plus en plus en de documentaires sont engagés, le SPI veut donner les moyens aux producteurs de réfléchir et mettre en place cette stratégie de communication. Cela passerait notamment par l’instauration d’une fête nationale du documentaire, reconnue d’utilité publique, à l’instar de la fête du cinéma, de la fête du court-métrage, ou de la fête de la VOD. Le SPI espère que la première édition de la fête du documentaire pourra voir le jour dès 2020.

Ambre Dormoi

Pitchs inversés pour infos de qualité – Sunny side of the doc 2019

Ce mardi 25 juin 2019, dans le cadre du festival « Sunny Side of the Doc » à la Rochelle, s’est tenue dans l’auditorium du musée maritime, une séance de Pitchs inversés durant laquelle plusieurs plateformes francophones ont présenté leur ligne éditoriale.

Continuer la lecture de Pitchs inversés pour infos de qualité – Sunny side of the doc 2019

Another day of Life : La guerre dans tous ses éclats

Film d’animation documentaire, Another day of life retrace le périple du reporter polonais Ryszard Kapuscinski en Angola, lors de la sanglante guerre civile qui éclate en 1975. Colonie portugaise pendant de nombreuses années, l’Angola devient le dernier pays africain à retrouver son indépendance en 1975, lorsqu’une violente guerre civile éclate entre deux mouvements soutenus respectivement par les blocs soviétique et américain. L’Angola devient alors un théâtre meurtrier de la guerre froide.

Alors que les colons s’enfuient dans la précipitation, Ricardo, seul reporter sur le terrain, décide de couvrir la genèse de cette guerre. Il n’hésite pas à pénétrer les zones de conflit les plus dangereuses ni à s’immerger complètement dans le Confusão. Le Confusão, c’est le chaos qui règne en maître sur l’Angola, celui qui fait danser jusqu’au petit matin, celui qui perd les repères et inonde tout le film de son aura. C’est en alternant brillamment entre images d’archives, animation et entretiens, que ce film résolument hybride retrace le périple de Kapuscinski, ponctué de rencontres fortes avec des héros de cette guerre aujourd’hui oubliés.

Continuer la lecture de Another day of Life : La guerre dans tous ses éclats

« Home Games » : une histoire entre Cendrillon et Maradona

Home Games est un long-métrage documentaire percutant qui nous plonge au cœur de la vie d’Alina, jeune footballeuse ukrainienne, prise dans les tourments d’une vie familiale chaotique. Abandonnée par sa mère, contrainte de prendre en charge son jeune frère Renaat et sa sœur Regina, elle est partagée entre sa passion pour le football et ses lourdes obligations familiales. Cette année, Alina a deux objectifs: intégrer l’équipe nationale d’Ukraine et inscrire pour la première fois son frère et sa sœur à l’école.

Home Games s’apparente au conte par sa forme et le traitement de ses personnages. Alina en fée, se battant jour après jour pour offrir à sa fratrie une enfance plus heureuse que la sienne en orphelinat est aidée par Babouchka, grand-mère charismatique face à Roman, le beau-père alcoolique et parasite. Réalisé par Alisa Kovalenko le film nous plonge au plus près de la vie de ses personnages dans une esthétique proche du cinéma direct. Un réalisme qui tranche avec sa narration proche du conte. C’est ce mélange qui fait la puissance de Home Games. Jamais pathétique, drôle et poétique, il brosse un portrait d’une Ukraine méconnue et de femmes courageuses.

Interview de Stéphane Siohan producteur de « HomeGames »

«La guerre a déclenché des énergies humaines qui sont des moteurs à film » 

En février 2014 Stéphane Siohan passe quelques jours à Kiev le temps de donner un cours sur le webdocumentaire. Alors qu’il est sur le point de repartir, à l’aé[email protected], FUort, son téléphone sonne, le gouvernement vient d’ouvrir le feu sur les manifestants de la place Maidan et il est l’un des seuls journalistes français sur place. En quelques minutes son destin professionnel prend un virage inattendu. Il renonce à partir et à peine quelques minutes après avoir quitté l’aéroport, sur une aire d’autoroute en direction du centre-ville, il fait son premier direct avec RTL. Installé depuis dans le pays, il couvre l’actualité politique et sociale pour différents médias européens parmi lesquels Le Figaro, Le Temps ou Le Soir. Aujourd’hui, l’attention du monde s’est détournée de l’Ukraine, balayée par des vagues de sujets médiatiques. Pourtant, les accords de Minsk n’ont pas véritablement changé la nature de l’Ukraine, toujours en proie à de profondes mutations. Venu au FIPADOC pour présenter « Home Games » (son premier film en tant que producteur), au public français, nous le retrouvons dans l’espace Bellevue.

Comment êtes-vous passé de correspondant pour la presse à producteur de documentaires ?

« Dès mon arrivée en Ukraine, des contacts m’ont ouvert les portes de la nouvelle scène documentaire ukrainienne alors en pleine renaissance. En parallèle de mon travail de journaliste j’ai suivi de près l’ascension de ces jeunes réalisateurs avides de documenter l’état de leur pays. Je connaissais déjà Alina, (la réalisatrice de Home Games) et lorsqu’elle m’a demandé un jour en rigolant d’aller pitcher son prochain projet à sa place, je me suis pris au jeu. L’histoire de « Home Games » était si forte qu’on a remporté le prix The Guardian et une dotation de 12.000£. Problème, l’apport ne pouvait être remis à l’auteur, mais a une structure de production. C’est à cette occasion et pour encaisser le prix que j’ai créé East Road Film. »

De quelle manière les événements de février 2014 ont bousculé la scène cinématographique ukrainienne ?

« L’Ukraine a connu en 2014 une renaissance du genre documentaire. Historiquement, le pays était une terre d’expérimentation pour le genre au début du siècle, mais depuis de longues années, tous les les jeunes réalisateurs voulaient faire de la fiction ou de la pub. Maintenant, ils veulent tous faire du documentaire. Beaucoup de réalisateurs ou d’étudiants ont commencé à filmer de manière compulsive les événements qui se passaient dans leur pays. Il faut s’imaginer que la révolution de Maidan c’est l’histoire qui fait irruption dans leur pays. Les gens ont encore du mal à donner un sens à tous ces événements. C’est un pays sur des sables mouvants ou chaque jour se passe de nouveaux événements. Je vis dans un pays où je vois des histoires en permanence. La guerre a déclenché des énergies humaines qui sont des moteurs à film. Le conflit est le moteur du cinéma.
Cet essor s’est fait ressentir sur la scène internationale puisqu’en 2015, deux documentaires ukrainiens ont été sélectionné à l’IDFA (« Ukranian Sherrifs » et « Alisa in Warland » le 1er film d’Alisa Kovalenko) et un autre à remporté le prix à Dok Leipzig »

Par le passé, vous avez été impliqué dans le développement de plusieurs projets documentaires, qu’est-ce qui change dans la manière de produire un film en Ukraine ?

« En Ukraine, le rapport au documentaire est plus vital. Personne n’attend l’obtention d’une aide financière avant de commencer à filmer. La logique des ukrainiens c’est quand ils ont une idée de film, ils filment. Les réals se prêtent du matériel entre eux, ils se débrouillent très souvent sans le support des institutions. Les producteurs doivent suivre ce rythme et trouver des partenaires compatibles avec ces nouvelles temporalités. Impossible d’avoir le CNC par exemple, alors on se débrouille autrement, en multipliant les partenaires pour avoir la plus grande liberté possible et en réduisant les coûts, à l’international notamment. »

 

Jules Dubernard